Publié le 15 mai 2024

L’indemnisation post-dégât des eaux n’est pas une fatalité : la proposition de l’expert est une base de négociation, pas une décision finale.

  • Maîtriser les règles de la convention IRSI permet de comprendre qui paie quoi et dans quelles limites.
  • La préparation technique du support (mesure d’humidité, traitement des moisissures) est un argument non négociable pour refuser des travaux prématurés.
  • Le « préjudice esthétique » d’un simple raccord justifie souvent la réfection complète du mur ou du plafond, au nom de la réparation intégrale.

Recommandation : Documentez tout, exigez des mesures chiffrées de la part des artisans et préparez systématiquement un contre-chiffrage basé sur des devis détaillés pour ne pas subir le forfait au rabais de l’assurance.

La tache d’humidité qui s’étend sur le papier peint, la peinture qui cloque au plafond… Après un dégât des eaux, la remise en état des embellissements est souvent une source de tension et de déception. Le réflexe commun est de déclarer le sinistre, d’attendre passivement le passage de l’expert et d’accepter la somme proposée. On se résigne à un raccord visible ou à une peinture bas de gamme, pensant que c’est la norme. Cette approche, cependant, vous place en position de faiblesse et mène presque toujours à une indemnisation qui ne couvre pas la réalité des travaux nécessaires pour une finition de qualité.

Mais si la véritable clé n’était pas de subir la procédure, mais de la préparer ? Si, au lieu d’être un simple assuré, vous agissiez en maître d’œuvre de votre propre indemnisation ? La différence entre une réparation médiocre et une remise à neuf impeccable ne tient pas à la chance, mais à la maîtrise de quelques principes techniques et conventionnels que les assureurs et leurs experts connaissent parfaitement. Il ne s’agit pas de se battre, mais d’argumenter avec les bonnes armes : celles du professionnel. Il faut refuser le « forfait au rabais » et viser la réparation intégrale du préjudice, un principe fondamental souvent oublié.

Cet article n’est pas un guide de plus sur la déclaration de sinistre. C’est un manuel de stratégie, une boîte à outils de peintre réaliste pour vous permettre de reprendre le contrôle. Nous allons décortiquer le jargon des assurances, révéler les leviers de négociation et vous donner les arguments techniques pour exiger et obtenir une indemnisation juste, celle qui permettra de retrouver votre intérieur tel qu’il était, voire en meilleur état.

Pour naviguer efficacement dans les méandres de l’indemnisation, il est essentiel de comprendre les différentes étapes et les règles qui les régissent. Ce guide est structuré pour vous accompagner pas à pas, de la compréhension des conventions à la négociation finale avec l’expert.

Comprendre la convention IRSI pour les fuites

Avant même de parler de peinture, il faut comprendre le cadre qui régit la gestion de la plupart des dégâts des eaux : la convention IRSI (Indemnisation et Recours des Sinistres Immeuble). Signée par la majorité des assureurs, elle vise à simplifier et accélérer l’indemnisation en désignant un assureur unique comme « gestionnaire » du dossier. Son premier rôle est de déterminer qui doit prendre en charge la recherche de la fuite, une étape cruciale qui conditionne tout le reste. La règle est simple : c’est l’assureur de l’occupant (locataire ou propriétaire occupant) du local où la recherche de fuite est nécessaire qui doit l’organiser et la financer.

Cette distinction est fondamentale. Si la fuite vient de chez votre voisin du dessus, ce n’est pas à votre assurance d’envoyer un plombier pour casser son sol. La convention stipule que l’assureur de l’occupant du logement dans lequel la fuite prend source prend en charge la recherche. Connaître ce principe évite des délais inutiles et des conflits de voisinage, en orientant dès le départ la responsabilité vers le bon interlocuteur. La recherche de fuite peut engendrer des dommages (ouverture d’un mur, d’un plafond) qui seront eux-mêmes pris en charge par l’assureur gestionnaire, dans le cadre de cette même convention.

Une fois la fuite réparée, la question de l’indemnisation des dommages consécutifs, comme les peintures abîmées, se pose. C’est là que la convention IRSI déploie son deuxième volet, celui qui vous concerne directement pour la remise en état de vos murs.

Appliquer la convention IRSI aux embellissements

La convention IRSI ne s’arrête pas à la recherche de fuite. Elle structure également l’indemnisation des dommages matériels et des embellissements (peintures, papiers peints, parquets) en fonction de leur montant. Deux tranches principales sont définies et conditionnent toute la procédure : la tranche 1 pour les dommages inférieurs à 1600€ HT et la tranche 2 pour ceux situés entre 1600€ et 5000€ HT. Cette classification détermine si une expertise est nécessaire et qui, au final, vous indemnise.

Pour les petits sinistres (tranche 1), la procédure est accélérée. L’assureur gestionnaire estime les dommages, souvent sans faire déplacer d’expert, et indemnise directement la victime pour le compte de tous les assureurs concernés. Pour la tranche 2, une expertise unique est mandatée « pour compte commun », c’est-à-dire qu’un seul expert intervient pour toutes les parties. Cependant, chaque assureur indemnise son propre assuré. Comprendre ces seuils est crucial : selon les seuils définis par la convention IRSI pour les dégâts des eaux, un sinistre évalué à 1500€ ou à 1700€ ne suivra pas du tout le même processus. Au-delà de 5000€ HT, on sort de la convention IRSI pour retomber dans le droit commun, avec des expertises potentiellement contradictoires.

Le tableau suivant synthétise les règles d’indemnisation à connaître pour savoir à qui vous aurez affaire.

Règles d’indemnisation selon les tranches IRSI
Montant des dommages Procédure Qui indemnise
< 1600€ HT Sans expertise obligatoire Assureur gestionnaire seul
1600€ – 5000€ HT Expertise pour compte commun Chaque assureur indemnise son client
> 5000€ HT Hors convention IRSI Droit commun ou CIDE-COP

Cette structure explique pourquoi un expert peut chercher à minimiser l’estimation des travaux : faire passer un dossier de 1700€ à 1500€ simplifie considérablement la gestion pour les assureurs. C’est votre première piste de vigilance.

Calculer l’indemnité de perte d’usage

Lorsque le dégât des eaux rend une ou plusieurs pièces de votre logement inhabitables pendant la période d’assèchement et de travaux, vous subissez un préjudice appelé « perte d’usage ». Ce préjudice est indemnisable, que vous soyez propriétaire ou locataire. Pour le locataire, cela peut correspondre à une partie du loyer. Pour le propriétaire occupant, il s’agit de la perte de jouissance de son propre bien. L’erreur fréquente est de ne pas la réclamer ou d’accepter un montant forfaitaire dérisoire proposé par l’assureur.

Le calcul de cette indemnité doit reposer sur une base objective et chiffrable : la valeur locative de votre bien. Il ne s’agit pas d’une estimation « à la louche ». Vous devez la justifier en vous basant sur le marché immobilier local. Rassemblez des annonces de location pour des biens similaires (surface, quartier) afin de déterminer un loyer mensuel moyen. Ce montant, rapporté à la surface totale de votre logement, vous donnera un prix au mètre carré. L’indemnité correspondra alors à ce prix multiplié par la surface des pièces rendues inutilisables et par la durée (en mois) de l’indisponibilité.

Même si la gêne n’est que partielle (par exemple, vous pouvez toujours dormir dans la chambre mais le salon est en travaux), une indemnité est due. On applique alors généralement un prorata, souvent estimé entre 20% et 30% du montant total calculé. La clé est de ne jamais laisser l’assureur décider seul de ce montant. Fournissez votre propre calcul argumenté.

Votre plan d’action pour chiffrer la perte d’usage

  1. Déterminer la valeur locative mensuelle du logement (via des annonces comparables pour des biens similaires dans votre secteur).
  2. Calculer le ratio : Valeur Locative Mensuelle / Surface Totale = prix locatif au m².
  3. Multiplier le résultat : Prix au m² × Surface rendue inutilisable × Nombre de mois d’indisponibilité.
  4. En cas de gêne partielle (pièce utilisable mais dégradée), appliquer un abattement de 20% à 30% sur le montant calculé pour la pièce concernée.
  5. Soumettre ce calcul détaillé à l’expert et à l’assureur, avec les annonces en pièces jointes pour justifier la valeur locative retenue.

Éviter de peindre sur un support humide

C’est la règle d’or de tout peintre professionnel, et le piège le plus courant après un dégât des eaux : la précipitation. L’assureur et l’entreprise partenaire peuvent vous presser de réaliser les travaux rapidement pour clore le dossier. Or, peindre sur un mur qui n’est pas parfaitement sec est la garantie de voir apparaître des cloques, des moisissures et des décollements quelques mois plus tard. À ce moment-là, l’assurance se défaussera en invoquant une malfaçon de l’artisan, et l’artisan pourra se retourner contre vous en affirmant que vous avez exigé une intervention trop rapide.

Pour vous prémunir, vous devez exiger un assèchement documenté. Cela signifie que l’artisan doit, avant toute application de primaire ou de peinture, effectuer des mesures à l’aide d’un humidimètre professionnel. Les photos de l’appareil et de son écran digital montrant le résultat sont des preuves à conserver précieusement. La norme professionnelle est claire : le taux d’humidité du support (plâtre, Placo®) doit être inférieur à 5% avant de commencer les travaux de peinture. Refusez toute intervention si ce seuil n’est pas atteint et prouvé.

Cette étape n’est pas une option, c’est une condition sine qua non à la pérennité des travaux. Elle doit figurer noir sur blanc sur le devis de l’artisan : « vérification du taux d’humidité avant travaux ». Sans cette preuve, en cas de litige ultérieur, votre parole n’aura que peu de poids. L’assèchement peut prendre plusieurs semaines, voire des mois, selon la nature des matériaux et la ventilation. C’est cette durée qui justifiera d’ailleurs votre demande d’indemnité de perte d’usage.

Mesure professionnelle de l'humidité d'un mur avec un humidimètre avant travaux de peinture

Comme le montre cette image, la mesure doit être faite au cœur de la zone sinistrée. C’est un geste technique qui engage la responsabilité de l’artisan et protège votre indemnisation. Ne laissez personne l’omettre sous prétexte de « gagner du temps ». Un bon artisan le proposera de lui-même ; un artisan pressé par une assurance l’éludera. Soyez vigilant.

Traitement des moisissures et polluants intérieurs post-sinistre

Un mur qui a été humide est un terrain de jeu idéal pour les moisissures, même si elles ne sont pas immédiatement visibles. Un simple coup de peinture ne fait que les masquer temporairement. Elles continueront à proliférer sous la nouvelle couche, dégradant à la fois le revêtement et la qualité de l’air intérieur. Le traitement des supports avant la mise en peinture est donc une étape de préparation aussi cruciale que l’assèchement.

Avant toute chose, le support doit être gratté pour enlever toutes les parties non adhérentes (peinture écaillée, papier peint décollé). Ensuite, l’application d’un produit fongicide et anti-moisissures est indispensable sur toute la zone touchée et ses abords. Ce traitement a pour but de détruire les spores et de prévenir leur réapparition. Après ce traitement, sur un support friable ou poudreux, l’application d’une couche de durcisseur de fond (ou fixateur) est souvent nécessaire pour stabiliser le support et garantir l’accroche de la peinture. Ces étapes de préparation ont un coût qui doit impérativement être inclus dans le devis de l’artisan et pris en compte dans l’indemnisation.

Certains cas, notamment dans les pièces humides ou mal ventilées, peuvent justifier l’utilisation de peintures techniques spécifiques. Une peinture anti-condensation, par exemple, contient des microbilles de verre qui créent une barrière thermique et limitent la formation de condensation. Son coût est plus élevé qu’une peinture classique, de l’ordre de 25€ le litre couvrant 6 à 8 m², soit 3 à 5€ le m². C’est un argument technique et chiffré à présenter à l’expert pour justifier un budget de fournitures plus élevé que le standard qu’il a l’habitude d’appliquer.

Négliger cette phase de préparation, c’est s’assurer des problèmes à moyen terme. Pour une réparation durable, il est impératif de comprendre l’importance du traitement des supports contaminés.

Négocier le forfait peinture de l’expert

Voici le cœur du rapport de force : l’estimation de l’expert. Après sa visite, l’expert va établir un rapport chiffrant le coût des réparations. Pour les travaux de peinture, il se base très souvent sur un forfait au mètre carré. Ce forfait est censé couvrir les fournitures et la main-d’œuvre pour une remise en état standard. En pratique, ce montant est souvent calculé au plus juste, sur des bases qui ne reflètent pas toujours la complexité ou la qualité des travaux nécessaires. Il est courant que les experts travaillent sur une fourchette de 25€ et 35€ HT/m² fournitures et main-d’œuvre comprises.

Ce « forfait au rabais » omet fréquemment des postes essentiels : la protection complète du mobilier et des sols, le temps de séchage entre les couches, la complexité de la préparation du support (lessivage, grattage, enduit), ou encore la nécessité d’appliquer plus de deux couches pour couvrir une couleur foncée. Accepter ce forfait sans discuter, c’est prendre le risque de devoir payer un supplément à votre artisan ou d’accepter un travail bâclé. La solution est le contre-chiffrage. Vous devez opposer à l’estimation de l’expert vos propres devis, détaillés et argumentés.

La stratégie est simple mais demande de la rigueur :

  1. Obtenez 2 à 3 devis d’artisans qualifiés. Exigez des devis extrêmement détaillés, qui listent chaque étape : protection, lessivage, grattage, application de l’anti-moisissures, application du durcisseur, nombre de passes d’enduit, ponçage, type et marque de la peinture, nombre de couches.
  2. Identifiez les postes sous-évalués par l’expert. Comparez vos devis avec le rapport de l’expert. L’expert a-t-il compté une seule couche ? A-t-il oublié le traitement fongicide ? A-t-il prévu un enduit partiel alors qu’un enduit général est nécessaire ?
  3. Envoyez les devis à l’assureur en argumentant. Joignez un courrier expliquant point par point pourquoi l’estimation de l’expert est insuffisante, en vous appuyant sur les détails techniques des devis. Invoquez le principe de « réparation intégrale du préjudice », qui vous donne le droit de retrouver votre bien dans l’état exact où il était avant le sinistre, sans perte de qualité.

C’est votre proactivité et la qualité de vos devis qui feront la différence entre une indemnisation partielle et une prise en charge complète.

Gérer les raccords de peinture visibles

L’une des propositions les plus fréquentes de l’expert pour minimiser les coûts est la réparation partielle : repeindre uniquement la zone touchée par le dégât des eaux. Sur le papier, cela semble économique. En réalité, c’est la quasi-certitude d’un préjudice esthétique. Un raccord de peinture, même réalisé avec la même teinte, est presque toujours visible. La peinture d’origine a vieilli, sa couleur a légèrement changé avec la lumière. De plus, la texture de la nouvelle peinture (le « grain ») sera différente de l’ancienne. Le résultat est une « rustine » en plein milieu d’un mur ou d’un plafond.

Vous n’êtes pas obligé d’accepter cette solution. Au nom du principe de « réparation intégrale », vous êtes en droit d’exiger une finition uniforme et impeccable. L’argument clé est que le raccord, étant visible, constitue une moins-value esthétique. Pour refuser, vous devez exiger la réfection complète du ou des pans de murs concernés, du sol au plafond, et d’un angle à l’autre. Pour un plafond, c’est la totalité du plafond de la pièce qui doit être repeinte.

Un autre argument technique de poids est la finition de la peinture. Les peintures mates, souvent utilisées pour les plafonds car elles masquent les défauts, sont extrêmement difficiles, voire impossibles à raccorder sans laisser de trace. Toute retouche se verra. Les finitions velours ou satinées, plus résistantes et lessivables, sont un peu plus tolérantes, mais le risque de différence de brillance reste élevé. Mentionner le type de finition existante à l’expert est donc un excellent moyen de justifier le refus d’un raccord.

Comparaison entre un raccord de peinture visible et un mur uniformément repeint

L’image ci-dessus illustre parfaitement l’enjeu. À gauche, un raccord visible qui dévalorise l’ensemble de la pièce. À droite, un mur uniforme, résultat d’une réparation intégrale. C’est ce résultat que votre indemnisation doit vous permettre d’atteindre. C’est un droit, pas une faveur.

À retenir

  • Le rapport de l’expert est une proposition, pas une sentence. Préparez toujours un contre-chiffrage avec des devis d’artisans détaillés.
  • La préparation du support (assèchement prouvé par humidimètre, traitement anti-moisissures) est un prérequis technique non négociable pour une réparation durable.
  • Un raccord visible constitue un préjudice esthétique. Exigez la réfection complète du pan de mur ou du plafond pour obtenir une réparation intégrale.

Choisir entre gré à gré et entreprise partenaire

Une fois le montant de l’indemnisation validé, l’assurance vous proposera souvent deux options : recevoir la somme et choisir vous-même votre artisan (indemnisation de « gré à gré »), ou ne rien toucher et laisser une « entreprise partenaire » de l’assurance réaliser les travaux. Le choix de l’entreprise partenaire semble simple et sans tracas, mais il cache un conflit d’intérêts potentiel. Cette entreprise est mandatée et payée par l’assureur. Son intérêt est donc de réaliser les travaux en respectant l’enveloppe budgétaire fixée par l’assureur, qui est souvent le forfait minimaliste que vous venez de négocier à la hausse.

Opter pour le gré à gré vous donne le plein contrôle sur la qualité. Vous choisissez un artisan dont vous avez vérifié les qualifications, les assurances (notamment la garantie décennale) et les références. Cet artisan travaille pour vous, pas pour l’assurance. Son objectif est de vous satisfaire en réalisant des travaux conformes à son devis, celui-là même qui vous a servi à négocier l’indemnisation. Vous maîtrisez le calendrier, la qualité des matériaux et la finition. C’est la voie à privilégier pour garantir une réparation conforme à vos attentes.

Choisir votre propre peintre demande cependant un minimum de vérifications pour éviter les mauvaises surprises. Assurez-vous qu’il est bien assuré, demandez-lui des exemples de chantiers similaires et validez que son devis est complet. Un devis sérieux doit détailler tous les postes : protections, préparation des supports, type de peinture, nombre de couches, et nettoyage de fin de chantier. Un artisan qui vous propose un prix « d’ami » sans devis détaillé est un signal d’alarme. La rigueur dans votre choix est le dernier rempart pour garantir que l’argent obtenu de l’assurance soit utilisé à bon escient.

En définitive, la gestion d’un sinistre de peinture est une affaire de méthode et de proactivité. En maîtrisant les aspects techniques et conventionnels, vous transformez une situation subie en un projet que vous pilotez. Évaluez dès maintenant la solution la plus adaptée à vos besoins spécifiques pour garantir une réparation qui efface véritablement toutes les traces du dégât des eaux.

Rédigé par Sophie Delacroix, Ingénieure en prévention des risques et spécialiste des sinistres habitation majeurs depuis 12 ans. Elle excelle dans l'analyse des dégâts des eaux, incendies et l'évaluation des biens immobiliers et mobiliers.